Initiation au bondage : les premiers pas

Le bondage est l’art d’attacher son partenaire dans un contexte érotique. Le plus souvent on associe bondage au SM, cependant les deux éléments peuvent être distincts, surtout lors des premiers pas. Pour faire simple, cela veut dire qu’on peut accepter d’être pieds et poings liés et refuser la fessée. Une initiation au bondage passe par le dialogue, un peu de préparation et quelques essais.

Le bondage, qu’est-ce que c’est ?

On parle de bondage, de ligotage, de kinbaku. Des termes qui se recouvrent s’entremêlent, mais qui n’ont pas la même signification selon le contexte.

Quand on pense initiation au bondage, que l’on n’a jamais vu ni vécu la chose, on pense simplement au fait d’attacher son partenaire au lit (ou autre meuble).

Le ligotage ou kinbaku est une étape plus avancée, car il s’agit d’utiliser des cordes pour entraver les mouvements de son partenaire tout en créant des motifs. On parle alors d’art et il existe des écoles pour apprendre à ligoter en toute sécurité.

Le site de l’école des cordes (avec une excellente réputation sur le sujet) propose des photos plus artistiques que sexuelles et des adresses pour se former.

Dans tous les cas, l’article présent concerne l’initiation au bondage et donc la découverte totale de cette pratique dans sa version la plus délicate (que chacun pimente à volonté).

Le bondage, qui repose sur un attaché et un attacheur, renforce la confiance entre les deux partenaires et peut se pratiquer très facilement.

Dialoguer autour du bondage

La première chose à faire est d’en parler, au calme, sans alcool à portée de main, sans pression. Chacun des partenaires peut évoquer ses fantasmes, ses envies d’accessoires particuliers (bandeaux, menottes). Et le plus important est que l’on peut refuser. C’est même essentiel une telle franchise sur le sujet.

Si votre partenaire est partant pour l’expérience, vient le moment de choisir votre matériel… ensemble.

Quels accessoires pour une initiation au bondage ?

Avant de passer commande, posez-vous les bonnes questions. Qui attache qui ? Où ? Comment ? L’attaché veut-il se libérer seul en cas de besoin ?

Dans le cadre du bondage pour débutant, il n’est pas nécessaire d’acheter des tonnes d’accessoires, surtout qu’il existe des kits de bondage complets.

La base est de pouvoir attacher les chevilles et les poignées et d’avoir un bandeau pour les yeux. Pour le reste, suivez vos envies. Vous n’avez pas à acheter en suivant les clichés habituels si vous n’aimez pas le cuir par exemple.

Et si vous voulez quelques accessoires en plus, envisagez d’avoir de la lingerie sexy, un plumeau ou pourquoi pas une ceinture de chasteté. Eh oui, le bondage n’inclut pas obligatoirement pénétration.

À quoi faut-il penser avant de commencer les jeux de bondage ?

Soyez sûr que chacun des partenaires est d’accord sur les mêmes choses, comprennent les mêmes choses.

Pour la première fois, assurez-vous que l’attaché pourra s’exprimer. Et d’ailleurs déterminer un safe word, c’est-à-dire un mot qui met immédiatement fin aux jeux sans aucune discussion possible.

Enfin, gardez à proximité des ciseaux pour défaire rapidement les liens en cas de soucis.

Le bondage et les préliminaires

Pour une première fois, il est possible de limiter le bondage aux préliminaires. Et les possibilités sont déjà multiples :

  • bander les yeux et laisser son partenaire assis dans un fauteuil
  • les mains et les pieds attachés au lit
  • les mains attachées dans le dos
  • les mains et les pieds attachés ensemble

L’attacheur va alors pouvoir caresser son partenaire (avec les doigts, la langue, de l’huile de massage, du miel, un glaçon) ou même simplement se dénuder juste devant lui.

En général, il est difficile de se limiter aux préliminaires, mais la contrainte de ne pas atteindre l’orgasme tant que l’attaché n’est pas libre peut également pimenter le jeu.

Quelques positions sexuelles autour du bondage

En général plus que les positions, ce sont les scénarios que le couple crée qui font tout l’intérêt de jeu. Chacun peut se rêver policier, soubrette, agresseur, sauveur, etc. Et vous allez voir que dans certains cas les menottes et autres liens peuvent frustrer tout le monde et donc exciter encore plus.

Cependant il y a quelques positions relativement classiques.

→ Le missionnaire, c’est à dire avec la femme dont les mains et les pieds sont attachés au lit. La femme peut être en étoile (bras et jambes écartées) ou avoir les bras simplement retenus ensemble au-dessus de sa tête.
→ Andromaque, c’est à dire avec l’homme attaché au lit. C’est le même principe que la position ci-dessus, sauf que cette fois-ci l’homme est attaché et la femme est sur lui.
→ La prisonnière, lorsque la femme a les mains attachées dans le dos. Elle se positionne debout face à une table, puis garde les pieds bien au sol tout en allongeant le haut du corps sur la table. L’homme devrait trouver tout seul son rôle. L’inverse est possible avec une ceinture avec gode.
→ Le prisonnier, lorsque l’homme est assis, les yeux bandés et les mains dans le dos. Pendant ce temps la femme réalise une fellation.
→ La levrette (du moins sur le principe de base) dans laquelle la femme a les mains liées, voire les jambes (en ligotant de la cheville jusqu’aux cuisses, si on veut).

Conclusion

Le bondage n’est qu’un jeu sexuel qui a pour principe de base l’échange et la discussion pour que chacun des partenaires puisse en profiter. L’attacheur ne doit également jamais oublié qu’il a la responsabilité de l’attaché. À partir de là, les limites sont dans votre imagination.

Mais n’oubliez pas que si vous souhaitez aller plus loin et vous initier à l’art du bondage, il existe de véritables formations pour le pratiquer en toute sécurité.

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